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Palestine 36 Un film d’Annemarie Jacir

Publié le dimanche 18 janvier 2026, Thèmes : - Films

Palestine, UK, France, Qatar, Arabie Saoudite, 2025
Fiction, Drame
Avec Jeremy Irons, Hiam Abbass, Kamel El Basha


Première mondiale Au Festival de Toronto le 5 septembre 2025
sortie en salle en France le 14 janvier 2026
Palestine 36 a récemment représenté la Palestine à la cérémonie des Oscars 2026.


Palestine 36, d’Annemarie Jacir, va représenter la Palestine aux Oscars du long-métrage international 2026. La sélection a été effectuée par un comité indépendant de professionnels du cinéma palestinien et confirmée par le ministère palestinien de la Culture

synopsis
1936. Alors que les villages de la Palestine mandataire se soulèvent contre la domination britannique, Yusuf oscille entre sa maison rurale et l’énergie effervescente de Jérusalem, aspirant à un avenir au-delà des troubles croissants. Mais l’histoire est implacable. Avec l’afflux croissant d’immigrants juifs fuyant une Europe de plus en plus fasciste et les appels à l’indépendance des Palestiniens, toutes les parties s’engagent dans une spirale vers une collision inévitable, à un moment décisif pour l’Empire britannique et l’avenir de toute la région.

bande annoncehttps://www.youtube.com/watch?v=wWtwnae_5UI


« Palestine 36 » retrace la naissance et l’échec de la révolte menée par les agriculteurs en 1936 contre la domination coloniale britannique en Palestine.

Tous les jours Yusuf quitte son village agricole, Al Basma, pour se rendre sur son lieu de travail dans la ville de Jérusalem, s’efforçant avec enthousiasme de trouver sa place dans un monde moderne en pleine mutation. A cette époque, les villageois de toute la Palestine mandataire s’unissent pour former des groupes de guérilla afin de briser l’impitoyable contrôle civil et militaire britannique sur leurs terres et leurs maisons. L’accroissement du nombre d’immigrants juifs fuyant une Europe de plus en plus fasciste et l’aspiration des Palestiniens à l’indépendance vont conduire les protagonistes à une confrontation inévitable à un moment crucial pour l’Empire britannique et l’avenir de toute la région. L’histoire de Yusuf croise celles de Rabab, jeune veuve et d’Afra sa fille, de Khalid, rude chef rebelle, de Kareem, cordonnier, fils du pope local, de Khuloud, fougueuse citadine et de son mari Amin, homme d’affaires.

Le film « Palestine 36 » retrace ces cinq histoires entrelacées alors que la dissidence s’intensifie et que les Britanniques resserrent leur emprise.

Le film « Palestine 36 » est une chronique de la lutte contre l’empire, de dépossession de terres, d’opportunités perdues, d’idéaux trahis et d’aspirations de jeunesse anéanties. Déployant plus de 20 000 soldats pour réprimer le soulèvement, les Britanniques ont légué un héritage de violence qui se prolonge aujourd’hui.


« C’est l’un des moments les plus marquants de notre histoire en tant que Palestiniens. Il pose les bases de tout, absolument tout ce qui suivra. On ne peut comprendre laNakba,l’Intifadaou la situation actuelle sans comprendre comment le décor s’est installé à cette époque. Cette révolte est remarquable : une insurrection paysanne qui a pris le dessus face à un empire. Je voulais voir ce film, alors je me devais de le faire. »
Annemarie Jacir

Avec Hiam Abbass, Saleh Bakri, Jeremy Irons, Liam Cunningham, Karim Daoud, Yafa Bakri, Yasmine Al Massri, Billy Howle, Robert Aramayo...

Scénario et réalisation : Annemarie Jacir
Image : Hélène Louvart
Musique : Ben Frost

https://www.telerama.fr/cinema/annemarie-jacir-realisatrice-de-palestine-36-je-voulais-voir-ce-film-alors-je-me-devais-de-le-faire-7027146.php

Production : Ossama Bawardi, May Jabareen pour Philistine Films

Coproduction : MK2, Corniche Media, Autonomous, Snowglobe

Partenariats : Red Sea Fund, Doha Film Institute, Cocoon Films, Metafora Productions, AFAC, APSA, Katara Studios, Mad Solutions, Desert Rose, BFI, TRT, Cinema Du Monde, Ile De France

Distribution France :
Haut et Court
Téléphone : +33 1 55 31 27 27


Note d’Intention

La Palestine sous mandat britannique. La toile de fond est un monde en mutation qui conduira au début de la Seconde Guerre mondiale. Notre histoire est racontée sur quatre ans, de 1935 à 1938, mais pas toujours de manière chronologique. Nos personnages sont fictifs, mais les références historiques sont factuelles.


critique de cult.news
critique france-info
Le film
1936, c’est la révolte populaire palestinienne aussi bien dans les villes que dans la campagne : dans les villes, les travailleurs palestiniens se rendent compte qu’ils sont remplacés progressivement par des travailleurs juifs occidentaux accueillis et aidés par l’occupant anglais ; dans les campagnes, des pans entiers de terres palestiniennes sont « données » pour que s’installent des colons juifs occidentaux, expulsant de facto les paysans palestiniens de terres qu’ils travaillent depuis des siècles. Une colonisation de remplacement se met en place : les entreprises rachetées sont vidées de leurs travailleurs locaux au profit des colons occidentaus, les colonies agricoles s’entourent de clôtures et les terres ancestrales sont interdites à celles et ceux qui les travaillaient.
Le film suit deux situations clés : une journaliste de la ville qui doit publier sous un nom masculin, ses articles clairvoyants sur la situation sont particulièrement populaires chez les palestiniens tandis que son mari, éditeur du journal, joue un double jeu en acceptant des sommes importantes du mouvement sioniste afin de défendre les cotés positifs de l’arrivée des colons occidentaux ; un village proche qui s’organise pour se défendre de la violence anglaise et de l’expansion des colonies sionistes, avec des personnages qui font le lien entre ville et village et des femmes qui organisent le ravitaillement et l’armement de la résistance locale. Dans les deux cas, Anne-Marie Jacir parvient à rendre compte des situations en montrant la vitalité de la société Palestinienne, le spectacle d’une culture vivante et la beauté des paysages Palestiniens.
Le film fait ainsi une démonstration de la double mécanique coloniale infernale qui se met en place en cohérence avec la Déclaration Balfour de 1917 qui implique le soutien au mouvement sioniste international. Ce film éclaire très efficacement les racines profondes du génocide que l’état d’Israël commet actuellement sans en être empêché par les pays occidentaux et leurs alliés arabes.
Anne-Marie Jacir avait tout préparé pour que le film soit tourné en Cisjordanie mais elle en a été empêchée l’obligeant à tourner essentiellement en Jordanie. Elle introduit des images d’archives sur la ville et aussi sur les moments forts comme la déclaration de Lord William Peel qui proposait déjà de diviser le territoire de Palestine en deux états : un état juif et un état arabe, ce qui supposait le déplacement de 225 000 palestiniens hors de chez eux.

Au total, un très beau film, une histoire à comprendre, un peuple à soutenir.

Allez voir ce film et parlez-en autour de vous !
Alain

Présentation de Anne-Marie Jancir (empruntée à PFCE)
Née à Bethlehem en 1974, Annemarie Jacir a vécu en Arabie Saoudite jusqu’à l’âge de 16 ans. Après plusieurs années passées aux États-Unis où elle obtient un diplôme en cinéma, elle retourne au Moyen-Orient pour se consacrer au cinéma arabe indépendant et iranien. Elle fonde sa propre société de production, Philistine Films, basée en Jordanie et
en Palestine. Elle s’investit aussi dans l’écriture, l’enseignement et dispense son expérience à des jeunes réalisateurs.

Entre 1994 et 2006, elle écrit, produit et réalise près de 11 courts-métrages. En 2003, son film, Like Twenty Impossibles, primé dans de nombreux festivals, est le premier court-métrage palestinien sélectionné officiellement à Cannes.

En 2008 elle vient présenter à Cannes son premier long-métrage, Le sel de la mer. Ironie du sort, alors que son film aborde précisément le sujet de l’exil, Annemarie Jacir se voit refuser le droit de rentrer en Palestine sous le prétexte qu’elle « passe trop de temps là-bas ». Elle a depuis pu y retourner et s’y installer, mais cette expérience douloureuse lui aura inspiré son deuxième long-métrage, When I Saw You, sorti en 2012.

En 2017, Wajib remporte plusieurs prix à Locarno. L’année suivante, il est choisi pour représenter la Palestine aux Oscars.

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