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lettre ouverte à Carol Mansour et Muna Khalidi et leur réponse

Publié le vendredi 27 mars 2026

Lettre de Carol Mansour et Muna Khalidi reçue de Beyrouth le 14 mars 2026
Chère Carol et toute l’équipe du Festival Palestine en vue,

Chers collègues,

Je viens de réaliser que je ne vous ai jamais remerciés comme il se doit, vous et l’ensemble du groupe du Festival.
Malgré les bombardements et les massacres, il était important pour nous de savoir que les histoires de la Palestine sont entendues et prises en compte.
Nous avons beaucoup apprécié les séances de questions-réponses et le fort engagement du public. Veuillez m’excuser pour mon français très rudimentaire.
Un grand merci pour votre solidarité et pour avoir pris en charge les frais de voyage. Nous vous en sommes très reconnaissants.
Depuis le festival, la situation n’a fait qu’empirer, atteignant son paroxysme la semaine dernière avec les attaques de mercredi contre une centaine de cibles. Le pays tout entier est sous le choc.

Nous sommes tous dans l’expectative, attendant la fin des bombardements et des massacres incessants. Malheureusement, nos perspectives sont plutôt sombres.

En attendant, nous essayons de soutenir au mieux les centaines de milliers de personnes déplacées.

Merci de penser à nous.
Continuez à parler de la Palestine et du Liban.
Solidaires,
Muna et Carol


Chère Carol Mansour, Chère Muna Khalidi,
Nous nous faisions une joie de vous recevoir à notre festival Palestine En Vue 2026 !
L’avion était prévu, l’hôtel réservé, nous avions prévu de faire la promotion de votre nouveau film,
« A state of passion » et d’entendre de votre bouche vos intentions, les conditions de réalisation et de tournage, nous nous réjouissions de vous montrer notre ville et de partager enemble de bons moments. Mais la guerre isréalienne en a voulu autrement, Beyrouth, votre ville de résidence est sans cesse bombardée, les avions ne volent plus, l’aéroport est menacé à tout moment, vous nous dites dans votre dernière lettre que même la route pour vous rendre à l’aéroport n’est pas sûre. Nous pensons bien fort à vous deux qui êtes coincées dans une ville bombardée, alors que les Etats renoncent à leurs obligations et délaissent le Liban (comme ils délaissent Gaza) préoccupés qu’ils sont des cours du pétrole ! Avec tristesse, nous devons renoncer à vous accueillir, nous aimerions organiser des visio-conférences au moment des projections, mais la situation sera-t-elle assez stable pour qu’elles puissent avoir lieu ? Ne prenez aucun risque en tout cas !
Nous vous envoyons toute nos pensées amicales et solidaires.
l’équipe d’organisation du festival